Affichage détaillé (Une chronique du secrétaire de mairie, Pierre Ferrier)


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Crise de la boucherie

Crise de la boucherie - 01/10/1914

Crise de la boucherie - 01/07/1916

Transcription :

trouver du pain qu'avec de réelles difficultés. Les coopératives, mieux approvisionnées que la plupart des boulangeries, augmentèrent leur fabrication et donnèrent ainsi satisfaction à un grand nombre de personnes par l'intermédiaire de leurs sociétaires. Alors que la Municipalité savait que, par les mesures prises, il n'y aurait que gêne passagère, quelques ménages furent inquiets et certaines femmes, après avoir visité infructueusement plusieurs boutiques et poussé leur curiosité jusqu'à l'inspection des fours, s'écrièrent " Mais, s'il n'y a pas de pain, ça va être la révolution ". Je cite ces rares propos pour ordre ; j'ajoute que la masse fut plutôt surprise qu'alarmée et qu'elle eut confiance. Comme toujours la bêtise de quelques isolés accrut la difficulté. Pendant plusieurs jours, des ménagères dites prévoyantes firent en effet une provision de pain exagérée, ridicule, au risque de n'avoir que du pain sec, et augmentèrent ainsi la gêne de la boulangerie, laquelle n'arrivait plus, même avec un approvisionnement normal, à suffire aux demandes.
Il nous fut ensuite expédié de la farine de Marseille, 1.800 quintaux, puis de Coulommiers, d'Etampes, etc... Ces envois nous permirent, ce que nous tentions en vain depuis le début de la crise, de constituer enfin une réserve suffisante mais tardive.

BOUCHERIE – La question du pain ne fut pas la seule question alimentaire qui appelait l'attention de la Municipalité et lui suscitait des difficultés. La boucherie aussi fut à l'ordre du jour, mais la crise de la boucherie était uniquement le fait des bouchers et non le fait des événements ; elle était due à la hausse constante et exagérée des cours de la viande.



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